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Première Classe Willam "Knobby" Walsh

2ème bataillon de Rangers - Compagnie F

Pointe du Hoc

 

Le 1er juin nous avons embarqué sur le Ben My Chree à Weymouth en Angleterre. Notre mission devait commencer le 5 juin 1944. Le temps était si mauvais qu'elle a été retardée d’un jour. Tôt ce matin là, on nous a servi des pancakes et nous avons perçu des sacs à vomi pour le voyage vers la Normandie.

Nous avons embarqué dans notre péniche de débarquement à 4h45 et les dix bateaux avec des pilotes anglais ont commencé à diriger vers la Pointe du Hoc. Nous avons découverts que les péniches ne se dirigeaient pas vers le bon objectif, la correction nous a obligés à longer la plage. L’effet de surprise était perdu et nous avons commencé à essuyer des tirs…

Le capitaine Masny était le responsable de notre péniche. Son premier ordre a été pour les marins anglais : N’ouvrez pas la porte jusqu’à ce que je le dise… Quand il donna l’ordre la péniche raclait le rivage. Les fusées avec les échelles de corde attachées furent tirées et atteignirent le sommet de la falaise. Dés que la porte a été ouverte, tous les hommes sont sortis et aucun n’eut les pieds mouillés. Thompson et moi, nous nous sommes précipités vers un trou d’obus et y avons installé le mortier de 60mm. Dans les Rangers, nous transportions toujours le mortier assemblé. Dans les autres unités, il était transporté par trois hommes en trois pièces.

Le temps était de notre coté… Nous avons tirés quatre obus. J’ai regardé derrière moi et la marée passait par-dessus les bords du trou, comme les chutes du Niagara. Alors que je courrais, je pouvais voir les balles faire bondir les galets. Ensuite, je fus frappé à la tête comme un coup de batte de baseball... Mon cou saignait abondamment. J’ai crié au docteur Block et à deux de ses hommes que j’ai été touché. Il m’a dit de ramper, ce que j’ai fait. Il m’a examiné et m’a mis une étiquette autours du cou, puis il m’a dit de ramper vers un gros rocher pour être à couvert. Alors que je le faisais, j’ai vu trois gars sous un petit surplomb de la falaise. Il y avait Simson, un autre et le sergent Ott qui était allongé avec une blessure abdominale. Nous avons ôté nos Mae West et les avons utilisées comme matelas. Nous lui avons régulièrement administré la morphine que nous avions perçue. Ils ont tenté d’envoyer un petit bateau, mais l’état de la mer les a empêché d’accoster.